No planet for dreamer

 

Alia fouillait les ombres au-delà du cône blanc des phares. Ici et là, les impacts creusés par la guerre servaient de tombes ouvertes à tout un tas d’engins de combat blindés, tous déchiquetés, mâchés, concassés par les expirations supersoniques des railguns.

Tout ce qu’elle savait de la cité, c’est qu’elle avait été ravagée lors d’un bref engagement conventionnel qui l’avait opposée aux forces militaires privées d’un conglomérat industriel sino-thailandais, ultime avatar d’une dispute légale qui avait traversé l’actualité martienne sans faire de bruits, quinze ans auparavant.

On avait, de guerre lasse, laissé courir. Quelques centaines d’enragés s’étaient consumés dans la défense du dôme, face aux contingents synthétiques et mécaniques du Conglomérat. Le reste de la population, en accord avec la décision de ses oligarques, avait opté dans les mois précédents, pressentant la funeste issue, pour un upload vers une version numérique de leur cité.

Memories of Mars

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