Éveil, thé vert et vent d’été

 

Son retour au monde avait l’odeur du thé vert gyokuro et celle de sa peau si proche, que la nuit d’août qui entrait à grands souffles dans la demeure avait chauffée. Ayame lui tournait le dos, à dessein, accaparée semblait-il par la tâche élémentaire de remplir un bol sabi, cuit à Kumamoto. Elle agissait selon des règles à la fois simples et précises. Les siennes. La main qui serrait l’anse montrait de la souplesse et de la force. On n’y décelait nulle tension. Une main de sabre.

Tokyo Monogatari

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