Takemura Ayame / Shadow Model 7

 

À la voir courir au-dessus de NeoTokyo (et Shigeru le decker l’avait observée plus qu’à son tour), on devinait en elle un pur produit urbain.

Lézard : elle ignorait superbement quelques lois physiques évidentes.

Louve : elle habitait la nuit fulgurante de Tokyo à pas feutrés.

Rapace : elle aimait observer les choses de loin, dans cette immobilité qui précède un coup mortel.

Son agilité et sa souplesse, que les arts martiaux et le parkour avaient affûtées, la manière qu’elle avait de percevoir à l’avance les pièges de l’invraisemblable décor du Metroplex, sa rapidité d’adaptation aux contraintes de l’architecture sur laquelle elle paraissait glisser ou rebondir, dissipant l’énergie de ses enchaînements comme une balle hyperélastique, tout en elle désignait un génotype transhumain adapté aux nécessités du silence et de la vitesse.

Elle privilégiait la hauteur et l’attente, la patiente observation des rythmes de son adversaire, la fluidité à la force, la lame et le pistolet à l’assaut frontal des chargeurs de trente et des grenades frag. Katana, machette, poignard, couteau… elle faisait corps avec l’acier et la céramique comme avec le béton, le verre ou le carbone. Quand elle se mettait en mouvement, son corps épousait toutes les matières avec une indifférence de chat.

Car Ayame en était un, d’un genre mauvais.Un pur produit de la Shenzeï/Kuroda Genetics.

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